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QUAND les VICTIMES se TRANSFORMENT en BOURREAUX. Le PIÈGE des CŒURS BRISÉS.

De la douleur à la Lumière, la justice du cœur ouvre une voie où l’on cesse de rejouer la blessure, pour renaitre au vivant.


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Dans nos espaces de vie, là où chacun murmure à son cœur le meilleur, nous avançons collectivement outragés, par milliers de circonstances et doxas, imposées depuis des éons, pliants sous le joug du triangle infernal - victime bourreau sauveur - sans même le voir, répétant les schémas de nos lignées, en obéissant à nos blessures.


Je vous partage aujourd’hui, parce que l’humain égotique qui est le mien est chahuté fort, oscillation entre colère et violence … Pas le meilleur de moi-même sans doute, et pourtant cet aspect porte aujourd’hui ma voix, pour inscrire Stop, et inscrire, ferme, une fin du diktat de la malveillance, visible et invisible.


Depuis 2 ans, cette autre victime, déboutée par la justice humaine, comme il est d’usage dans nos institutions dites « légales », hurle sa douleur et sa nécessité d’être entendue, reconnue par les autres. On connait bien ce système où la législation chasse d’un revers de manche, les vérités effroyables concernant la pédo-criminalité, entre autres. Notre terre est bien salie par ces immondes, hommes et femmes, agresseurs en tous genres qui abusent physiquement, psychiquement et spirituellement de l’autre.

Dans ses cris, elle cherche à exister, à faire valoir sa vérité. Ce chemin qu’elle emprunte aujourd’hui, mû par la souffrance et le besoin de justice, engendre à son tour des conséquences dans la matière. Elle est semble-t-il prête, elle aussi, aux plus viles infamies, menaces, mensonges et autres actions, non plus dirigées vers le véritable agresseur, mais sur son environnement, déjà victimes, elles aussi.



Ce cercle infernal où la douleur se retourne contre la Vie

 

Une victime doit-elle devenir elle-même bourreau pour sortir de sa douleur ? Sait elle qu’elle se génère plus de douleurs, encore ? La victime / bourreau sait elle qu’elle fait exister le passé, encore et encore, dans un présent déjà passé, où son âme se meurt et étouffe dans une histoire qui tourne en boucle, plutôt que de créer sa vie.

 

Ce processus est humain, presque inévitable tant que la douleur n’a pas trouvé d’espace d’accueil. Quand l’injustice persiste, l’énergie cherche à se libérer d’une façon ou d’une autre, et veut frapper quelque part pour faire exister ce qui est nié.

Or frapper à côté de la véritable cible, c’est nourrir la même fréquence que celle de l’agresseur d’origine, celui ou celle à l’origine de la blessure. Cela détruit, avant toute chose, celui ou celle qui émet cette violence. C’est vouloir réparer en blessant, vouloir s’identifier à ses traumatismes et non plus à soi, vouloir se libérer en construisant sa prison intérieure.

 

L’énergie vitale de la personne se fige, tout comme la mémoire du traumatisme.

Ainsi, la douleur se rejoue encore et encore, maintenant vivantes les blessures, empêchant toute guérison profonde. Cette souffrance nous invite en nous-mêmes, là où la blessure réclame d’être vue, sans résonance de vengeance, car tant que nous cherchons à corriger dehors ce qui brûle dedans, nous restons esclaves de l’ancien monde.



La justice du cœur est l’espace de Vérité

 

Pour ma part, je ne crois pas à la justice des hommes, mais bien à celle du cœur et du corps, cette justice implacable, immuable et universelle qui correspond aux lois du vivant.

La justice du cœur ne condamne pas, elle alchimise, elle passe par les Lois Universelles, vibrantes, spirituelles, quantiques et subtiles. La justice du cœur est cette vibration juste, qui remet chaque être à sa place, dans sa vérité relative et sa responsabilité individuelle, en toute situation.

 

Nous sommes ces êtres doués de raison et dotés d’un cœur, qui pour milliers de raison peut osciller vers la vie, ou pas. Nous sommes libres et responsables des choix, verbes, intentions et actions que nous menons, quelques en soient les raisons.

 

Si chacun et chacune de nous, victimes ;

-       Nous lâchons l’espace des violences où les liens passés existent encore et encore, où le passé est toujours présent, rendant l’espace d’ici aujourd’hui, impossible à construire et encore moins à vivre.

-       Ne laissons pas les bourreaux exister encore et encore, jouissant des souffrances de leurs victimes, qui plus elles souffrent, plus ils se nourrissent.

-       Délaissons-les (laids) sur les bords de nos vies, afin que cessent ces liens, qui jamais ne se briserons, si les victimes ne le choisissent pas.



Reprendre la main sur sa puissance créatrice

 

Toute victime véritable souhaite que cela cesse.

Toute victime est victime de par son lien au bourreau.

Dès que cette identité perd pieds dans la personnalité, alors l’individu que je suis, que tu es, que nous sommes peut s’extraire et exister, vivre et naitre à la vie.


Que cela soit sur le plan individuel ou bien personnel, comme c’est le cas aujourd’hui, nous, victimes, avons le pouvoir.

Le pouvoir dans nos mains, unies à notre cœur, nous avons le pouvoir, de tout.

Alors que cela soit pour nous individuellement

Et pour tous, ce collectif en immense changement.

Allons-nous hurler, passer milliers d’années à rendre compte, juger, écraser et contraindre ?

Ou bien, allons-nous, pour que les douleurs cessent véritablement, nous engager en nous, avec force et foi, vers la résilience, vers l’abandon à ce qui est et à été, pour retrouver nos capacités créatrices de vies, non plus de survie ?

 

Nous avons aujourd’hui, pouvoir et capacité de nous extraire de cette diatribe, non sans maux, douleurs et dépressions, mais avec le cœur, audace, ténacité et alliances.

 

Nous sommes ces individus nés capables tous, de retrouver le « bon sens » vivant et de délaisser, guérir, reprogrammer, pacifier et se libérer du passé.

 

C’est une Vérité, pour grands nombres de nos traumatismes.

 

Guérir, n’est pas d’oublier, mais bien de cesser de rejouer l’histoire.

 

Nous sommes les créateurs de nos vies, ici et maintenant.

 

 

Et moi…

 

J’ai été victime très tôt, enfant, petit enfant, et cela a duré 16 ans, sous le contrôle de tarés qui savaient exercer pouvoirs et agressions. Longtemps j’ai oublié, alors que je savais, mais mon corps, les miens et tous les autres, ne voulaient ou ne pouvaient pas savoir. Osant une fois parler, j’ai été alors déboutée avec force et mépris, arguant des mensonges de ma part.

 

J’ai 16 ans et décide en ce jour, que tout cela va s’arrêter, d’une façon ou d’une autre, et quelque en soit le prix.

Je n’ai pas de choix, je veux vivre.

 

Alors j’ai couru, au sens littéral du terme, des kilomètres durant, jours et nuits, le souffle au bout, dès l’impulsion du corps et de l’âme devenant fous, pour éructer ma douleur, mes peines, calmer mes hurlements, ma violence, les coups que tout mon corps voulait diffuser sur le monde entier.

 

J’ai démarré réellement ma guérison, impulsée par des flashs et visions qui me sautaient en tête, apparaissant n’importe quand, jour, nuit, inspirées par une odeur, le mot d’un passant, un mouvement, un rêve ... un cauchemar, à vivre, à respirer et traverser … ou à mourir.

 

Aussi, combien je comprends la difficulté de se lancer dans la guérison des blessures émotionnelles. Cela demande conscience et responsabilité, pour entrer dans la transformation intérieure, et s’extraire du jeu individuel et du rôle social, de victime.

 

Alors j’ai choisi la vie, j’ai choisi mes alliés, mes soutiens, mes pacificateurs, terrestres et célestes … Cette session et section vibratoire, que le commun oublie, dans sa grande simplicité d’être.

 

 

Retrouver la conscience du vivant et ouvrir sa puissance du cœur

 

Nous ne sommes pas nos blessures, mais bien ce que nous en faisons. Ces blessures les pires soient elles, nous transforment en bourreau lorsque la douleur cherche encore son chemin vers la lumière. Tant que cette énergie n’est pas reconnue, entendue, aimée même dans son chaos, elle continuera à tourner, frapper et crier.

 

Et le jour où l’on cesse de répondre à la violence par la violence, à l’injustice par la revanche, un espace s’ouvre, un espace neuf, pur, où l’énergie de guérison du cœur reprend sa place de guide. C’est là que la justice du cœur agit, silencieusement, sans violence ni sentence.

La justesse du cœur, remet l’ordre dans le désordre, de la clarté dans la confusion. Alors oui, la guérison de nos traumatismes passés demande de traverser, sentir, et de regarder en face, ce que l’on fuit.

 

C’est là, dans cette traversée de l’enfer, que l’on entre en résilience, en spiritualité incarnée où l’on retrouve sa véritable puissance, celle de créer dans la paix, d’enfanter le vivant à nouveau et d’habiter pleinement sa vie.

 

Sur cette voix, il n’y a plus ni victime ni bourreau, uniquement des êtres en chemin, qui apprennent ensemble, à aimer autrement.

 

 
 
 

2 commentaires


Joëlle SONDAZ
09 nov.

Merci Dominique, pour ce texte si juste pour nous tous! S’extraire de toutes les horreurs du monde et de nos propres blessures , c’est tout un chemin intérieur et silencieux de résilience . Merci de le dire si bien et de nous encourager pour cheminer vers cette guérison au plus profond de nous !

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Dominique
10 nov.
En réponse à

Je suis ravie que nous soyons dans cette énergie collective. Ce texte est né pour moi, pour nous. Une émission sur a chaine, demain soir le 11/11, sur ma chaine Youtube, on profite du portail miroir pour en parler.

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